Si le PSG a notamment profité de la faiblesse offensive de son adversaire pour s'imposer largement à Sochaux dimanche soir (4-1), Mevlut Erding doit être cité comme un des artisans, avec Stéphane Sessegnon, de ce premier succès parisien en championnat depuis deux mois. Par sa mobilité et son sens du but, l'attaquant turc a fait souffrir ses anciens partenaires.
Stade Bonal, dimanche soir, Erding a fait mal aux Sochaliens. Stade Bonal, dimanche soir, Erding a fait mal aux Sochaliens. (Le Parisien)
On ne parlait que de ça ces dernières semaines. Sans lui, le PSG ne gagnait plus et même en tombant dans la facilité en évoquant une Erding-dépendance pour expliquer une absence de victoire longue de deux mois dans les rangs parisiens, les observateurs du club de la capitale avaient finalement raison. Mevlut Erding est bien l'attaquant nécessaire à la formation d'Antoine Kombouaré pour que celle-ci soit réellement efficace dans la surface de réparation adverse, à l'image d'ailleurs de ce que représentait Guillaume Hoarau la saison dernière. Comme quoi, les recruteurs parisiens, souvent décriés pour leur manque de « nez », ne se sont pas trompés en choisissant l'ancien Havrais en 2008 et en enrôlant l'été dernier l'international turc.
Sessegnon-Erding, ça promet
Dimanche soir à Bonal, pour le compte de la 12e journée de Ligue 1, Mevlut Erding revenait donc sur les terres qui l'ont nourri de football durant neuf années, depuis son arrivée au centre de formation de Sochaux à l'âge de 13 ans (à vérifier). Le natif de Saint-Claude (Franche-Comté), s'il avouait que ce come-back constituait naturellement un moment spécial, ne tombait pas non plus dans le mélo affirmant notamment qu'il ne cacherait pas sa joie en cas de but. Et ce fut le cas à la 75e minute de ce Sochaux-PSG quand il mit les siens à l'abri en battant de près Richert (3-0), d'un but d'avant-centre, Erding venant couper au premier poteau un centre venu de la droite de Jallet. L'ancien Sochalien, bien qu'il ait manqué le penalty à l'origine de l'ouverture du score signée Jérémie Clément, a beaucoup apporté à son équipe grâce à sa mobilité et sa vitesse, au contraire d'un Péguy Luyindula certes disponible mais manquant de tranchant notamment dans les duels.
Mevlut Erding a également bien été trouvé par Stéphane Sessegnon qui évoluait dans l'axe à Bonal. Dans cette position, l'international béninois est redoutable de par sa faculté à déchirer la ligne adverse, ce qui l'amène ainsi aux abords de la surface et quand on connaît sa force de frappe, Kombouaré dispose d'un atout supplémentaire pour faire trembler les filets.
Erding totalise ainsi trois réalisations pour cinq matches de Ligue 1, ce qui en fait toujours le meilleur buteur du club, en compagnie de Luyindula et Giuly. Absent deux mois, Mevlut Erding n'a donc pas été remplacé et son retour à la compétition coïncide avec le premier succès de Paris depuis sa blessure. Même s'il affirmait après la rencontre, dans Le Parisien, ne pas être le sauveur du PSG, il n'est en pas très loin.